Appels itératifs en régulation de la permanence des soins

Appels itératifs en régulation de la permanence des soins

Journal Europe ´en des Urgences (2008) 21S, A105—A109 D i s p o n i b l e e n l i g n e s u r w w w. s c i e n c e d i r e c t . c o m ´gulation 2 R...

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Journal Europe ´en des Urgences (2008) 21S, A105—A109

D i s p o n i b l e e n l i g n e s u r w w w. s c i e n c e d i r e c t . c o m

´gulation 2 Re 190 Comment les sujets inconscients et les ACR sont-ils ´sente ´s ` pre a l’appel au centre 15 ? A. Queffelec a, K. Milojevic a, R.-R. Almenar b, A. Beltramini b, J.-M. Caussanel a, D. Bruzon-Bascou a, L. Berton a, Y. Lambert a a ´-Mignot, Versailles, SAMU 78, centre hospitalier Andre France b SMUR-urgences, groupe hospitalier de Poissy-SaintGermain-en-Laye, Poissy-Saint-Germain-en-Laye, France ´s. — ACR ; Inconscients ; Pre Mots cle ´sentation Objectif. — Le but de l’e ´tude e ´tait de savoir comment les sujets inconscients et les ACR e ´taient pre ´sente ´s lors de l’appel initial au centre 15. ´thode. — L’e Me ´tude re ´trospective portait sur 300 interventions SMUR : 100 ACR de cause connue, 100 ACR de cause inconnue et 100 patients inconscients (GCS infe ´rieur a ` huit). Les donne ´es ont e ´te ´ releve ´es sur les dossiers informatise ´s du centre 15. ´sultats. — Le Tableau 1 donne la fre Re ´quence des principaux motifs de recours annonce ´s pour les trois cate ´gories. Trois pour cent des inconscients ont e ´te ´ pre ´sente ´s comme de ´tresses respiratoires, 2 % comme intoxications graves (sans mention de coma) et 14 % sans notion de gravite ´. Vingt-huit pour cent des ACR de cause connue ont e ´te ´ pre ´sente ´s en ne citant qu’un me ´canisme causal (pendaison, train, arme ` a feu) et 14 % sans notion de gravite ´. Cinq pour cent des ACR de cause inconnue ont e ´te ´ pre ´sente ´s avec une de ´tresse ventilatoire ou un e ´tat de choc (sans coma) et 14 % sans notion de gravite ´. Les lieux publics e ´taient associe ´s a ` des appels impre ´cis (p < 0,01). L’a ˆge, le sexe des patients et la qualite ´ de l’appelant n’avaient pas d’impact (p > 0,05). En l’absence de notion de gravite ´ a ` l’appel initial, le SMUR e ´tait engage ´ au bilan des sapeurspompiers. Discussion. — L’appel initial au centre 15 pour les patients retrouve ´s inconscients ou en ACR par le SMUR ne comporte aucune notion de de ´tresse vitale dans 14 % des cas. Ces pre ´sentations par de ´faut, qui peuvent se traduire par un retard a ` l’engagement du SMUR, me ´riteraient des e ´tudes comple ´mentaires.

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Tableau 1 centre 15.

Motifs de recours annonce ´ a ` l’appel initial au

Inconscients (GCS < 8) ACR de cause connue ACR de cause inconnue

« ACR » (%)

« Inconscient » (%)

Autre (%)

0 35 45

81 21 36

19 44 19

doi: 10.1016/j.jeur.2008.03.553

191 ´ratifs en re ´gulation de la permanence des soins Appels ite A. Queffelec, D. Bruzon-Bascou, A. Herbillon, L. Paci, K. Milojevic, N. Degre `ze, J.-M. Caussanel, Y. Lambert SAMU des Yvelines-centre 15, centre hospitalier de Versailles-A.-Mignot, Le Chesnay, France ´s. — Re Mots cle ´gulation de la permanence des soins ; Appels ite ´ratifs ; De ´cisions me ´dicales Objectifs. — Notre centre 15 rec¸oit des appels fre ´quents de la part d’un me ˆme groupe de patients. Ce travail a pour but d’e ´valuer les motifs de ces appels et les de ´cisions me ´dicales correspondantes en re ´gulation de la permanence des soins (RPS). ´thode. — Analyse des dossiers informatise Me ´s des patients ayant appele ´ au moins 50 fois sur les dix premiers mois de l’anne ´e 2007. ´sultats. — Huit patients sont ` Re a l’origine de 1551 appels, correspondant ` a 926 dossiers me ´dicaux. Les motifs d’appel e ´taient d’origine psychiatrique (31 %), digestive (14 %), autres spe ´cialite ´s me ´dicales (26 %), des demandes de conseil (24 %) et autres (5 %). Ces motifs d’appels e ´taient tre `s souvent les me ˆmes pour chaque patient et s’accompagnaient d’une forte demande d’e ´coute. Les de ´cisions me ´dicales se re ´partissaient en : 791 conseils me ´dicaux, 229 consultations d’un me ´decin ge ´ne ´raliste, 80 engagements d’ambulance et 53 engagements des sapeurs-pompiers. La re ´gulation me ´dicale de ces appels s’est conclue par un envoi de moyens dans 14 % des cas (comparativement ` a 7 % pour la totalite ´ des appels sur la me ˆme pe ´riode). Trois patients ont mobilise ´ 91 % des moyens, dont 47 % pour un seul d’entre eux.

A106 Discussion. — Huit patients ont induit ` a eux seuls la me ˆme charge de travail pour la RPS que 1500 patients. L’importance des moyens engage ´s s’explique par la brie `vete ´ impose ´e des re ´ponses, ainsi que par la crainte de me ´connaıˆtre une urgence. Cette activite ´ encore mal e ´value ´e, pourrait faire l’objet d’une e ´tude plus e ´largie, car aucune information ne nous permet de replacer notre re ´ponse dans la logique de prise en charge globale de ces patients. Tous e ´tant suivis en psychiatrie, il serait certainement utile de faire un lien entre les diffe ´rents intervenants.

Re ´sume ´s 193 ´quation du mode de transport des Motif de recours et ade patients admis aux urgences pour insuffisance respiratoire ¨ (IRA) aigue C. Peugeot, M. Lordier, C. Savarit, C. Manzon, M. Hachelaf, G. Capellier, T. Desmettre ˆpital JeanService d’accueil des urgences/SAMU 25, ho Minjoz, Besanc¸on, France

´s. — Polytraumatisme ; Cine Mots cle ´tique ; Re ´gulation Confronte ´a ` l’accidentologie, routie `re ou domestique, toute la difficulte ´ pour le me ´decin re ´gulateur est d’identifier les patients ` a risque. Lors de la confe ´rence de Vittel de 2002, des crite `res cine ´tiques lie ´s au me ´canisme de l’accident ont e ´te ´ reconnus comme pre ´dictifs de le ´sions potentiellement graves. Le guide d’aide a ` la re ´gulation me ´dicale de 2004 a identifie ´ la cine ´tique e ´leve ´e comme e ´tant un crite `re de gravite ´ inde ´pendant ; son recueil en re ´gulation impose l’envoi d’une e ´quipe me ´dicalise ´e et l’orientation du patient vers un centre hospitalier adapte ´. Notre po ˆle de sante ´, sans service de re ´animation, n’est pas qualifie ´ pour accueillir des patients potentiellement graves. L’objectif de ce travail a e ´te ´ d’e ´valuer le respect des crite `res cine ´tiques dits de Vittel par le centre de re ´gulation re ´fe ´rent. Nous avons e ´tudie ´ l’influence du recueil d’un crite `re cine ´tique seul, d’un crite `re le ´sionnel seul ou de leur association sur le de ´clenchement d’une unite ´ mobile hospitalie `re. Il s’agit d’une e ´tude re ´trospective des accidents de la voie publique et des chutes d’une grande hauteur survenus sur les communes de notre secteur SMUR de janvier 2006 a ` juillet 2007. Les re ´sultats re ´ve `lent que l’association de crite `res cine ´tiques et le ´sionnels a ` l’appel fait l’objet de l’envoi syste ´matique d’une e ´quipe pre ´hospitalie `re. A contrario, le recueil exclusif d’un crite `re cine ´tique, sans crite `re le ´sionnel associe ´, entraıˆne le de ´clenchement imme ´diat d’une e ´quipe me ´dicale dans seulement 20 % des cas. Pour 29 % des patients avec un crite `re cine ´tique initial isole ´ et n’ayant pas e ´te ´ me ´dicalise ´s imme ´diatement, une e ´quipe hospitalie `re sera finalement de ´clenche ´e dans un second temps sur une notion de le ´sion recueillie tardivement. Le de ´lai moyen de de ´clenchement est alors de 21 minutes avec un maximum de 35 minutes. La notion de cine ´tique comme crite `re formel d’engagement d’une e ´quipe pre ´hospitalie `re est donc sous-e ´value ´e sur notre secteur. Une meilleure sensibilisation du me ´decin re ´gulateur pour le de ´clenchement du vecteur adapte ´ et du me ´decin urgentiste pour une analyse me ´dicale de la situation semble ne ´cessaire. L’enjeu final e ´tant la bonne orientation, c’est-a `-dire directe et dans le centre adapte ´, du patient.

´s. — Insuffisance respiratoire aigue Mots cle ¨ ; Regulation ; Transport Introduction. — L’IRA est un motif fre ´quent d’admission aux urgences, son e ´pide ´miologie est mal connue et peu relate ´e dans la litte ´rature (Ray 2006). But du travail.— Documenter de fac¸on exhaustive sur un mois le motif de recours et le mode d’arrive ´e de tous les patients admis au service d’accueil des urgences (SAU) pre ´sentant une IRA. ´tude observationnelle, re ´thodes. — E Patients et me ´trospective, monocentrique, du 1er au 30 avril 2007 au SAU d’un CHU accueillant des urgences me ´dicochirurgicales (hors traumatologie). Inclusion. — Tout patient adulte, pre ´sentant une dyspne ´e associe ´e a ` au moins un crite `re objectif d’IRA parmi les suivants : FR infe a dix ou supe a 25 par minute ; ´rieur ` ´rieur ` PaO2 infe a 45 mmHg avec ´rieur a ` 70 mmHg ; PaCO2 supe ´rieur ` pH infe a 7,35 ; SpO2 infe ´rieur ` ´rieur a ` 92 % en air ambiant. Exclusion. — Admission non directe au SAU. Recueil via les dossiers du SAU et les donne ´es centaure 15 : donne ´es de ´mographiques, motif de recours, mode de transport, de ´cideur, dure ´e du transport. ´sultats. — Mille sept cent soixante-seize passages au SAU ; Re 135 patients inclus soit 7,6 % des passages ; 66 hommes/ 69 femmes ; ˆ age moyen : 70  20 ans (73 % supe a ´rieur ` 65 ans) ; motifs de recours : 33,3 % de plaintes non cardiorespiratoires. Mode d’arrive ´e : (1) de ´cideur : me ´decin traitant : 49 %, re ´gulation centre 15 : 39 %, arrive ´e directe : 12 % ; (2) moyens de transport : 55 % transporteur sanitaire (ambulance 48 % ; VSAV 7 %), 28 % ve ´hicule personnel (81 % si arrive ´e directe ; 36 % si adresse ´ par le me ´decin traitant, 2 % si re ´gulation par le centre 15), 17 % de prise en charge SMUR (dont 78 % de transports me ´dicalise ´s). Dure ´e moyenne de transport : 67 minutes. Discussion/conclusion. — L’IRA repre ´sente 7,6 % des passages. Dans notre se ´rie, la symptomatologie initiale est trompeuse avec dans un tiers des cas des motifs de recours non cardiorespiratoires. Il existe une sous-e ´valuation de la gravite ´ par le me ´decin traitant qui adresse le plus souvent ces patients aux urgences par ve ´hicule personnel. La dure ´e moyenne de transport supe ´rieure a ` une heure ne ´cessite de s’interroger sur le vecteur le plus judicieux dans ces situations et sur l’inte ´re ˆt d’une me ´dicalisation. Cette de ´cision doit en effet tenir compte des risques d’aggravation durant le transport. Notre travail ne ´cessiterait une population plus large et un travail comparatif avec d’autres SAU et centres 15, afin de confirmer ces donne ´es.

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doi: 10.1016/j.jeur.2008.03.554 192 `re cine ´tique en re ´gulation Prise en compte du crite M. Lederlin, H. Reinsberger, V. Losa, P. Huther, P. Dabadie Service des urgences, centre hospitalier d’Orthez, France